TIO GEORGES (titre provisoire)

Concert jeune public/public familial

Création 2027-2028

 concert-hommage à Georges Brassens 
pour le jeune public et public familial

sur des musiques de Georges Brassens
arrangements originaux de Luciano Luna, Marco Grancelli et Céline Gallois-Montbrun

Salles et lieux non dédiés

Équipe artistique :
Luciano Luna
Marco Grancelli
Céline Gallois-Montbrun

Technique :
Hélène Courmont


Mise en scène : 
Juan Miño


Note d'intention


Je suis née en décembre 1981, quelques semaines après sa mort.... Je n'ai pas donc pas connu de son vivant Georges Brassens. Et pourtant... Pourtant j'ai grandi avec ses chansons. 

A la maison, il n' y avait pas de musiciens mais mes parents aimaient la musique. Quand mon père mettait un 33 tours dans le salon de notre maison de la région parisienne, on dansait sur Luis Prima. Et quand ma mère choisissait la musique, c'était souvent un album de Georges Brassens qu'elle mettait sur le tourne-disque. Alors on s'asseyait dans le vieux canapé en cuir(le genre de canapé où quand on s'y asseoit, il est vraiment difficile de s'en extraire...) et on chantait, en lisant les paroles qui sont toujours écrites, en tout petit au dos de la pochette du disque. 

Et on avait aussi un 33 tours de Brassens, avec des chansons choisies pour les enfants. Les chansons étaient illustrées dans le plus pure style 70-80, plein de couleurs. Et on chantait, Gastibelza, Le parapluie, Auprès de mon arbre, Le petit cheval.... 


Ces chansons ont bercées mon enfance. Et elles m'ont toujours accompagnées. Plus tard avec mes amis musiciens Joël Vaillant et Hélène Guybert , à Nantes, on a chanté et chanté Brassens encore et toujours. « Je me suis fait tout petit »_ à 3 voix pour faire la manche au marché_, « La Supplique pour être entéré à la plage de Sète » (qui réussira à chanter les 13 couplets sans se tromper), et tant d'autres! .. En 2002, Joël et moi (accompagné de Xavier Polycarpe -ex Gush) on a gagné le 2ème prix du concours de la chanson Georges Brassens, organisé dans le XVeme arrondissement de Paris, avec notre version de « Les funérailles d'antan ».

La vie m'a fait voir du pays et apporté de belles rencontres. J'ai quitté Nantes, et me suis éloignée de mes deux acolytes musicien.es il y a longtemps maintenant, mais partout où je suis allée, j'ai continué à chanter Brassens. Et maintenant c'est à mes enfants que je chante Gastibelza et Le petit Joueur de fluteau...


Chanter ces chansons aux enfants c'est pour moi une évidence. Parce que ces chansons sont éternelles et traversent les âges sans prendre une ride. Évidemment ! Puisque le message de Brassens est un message de liberté, d'humanité et de conscience !


Être accompagnée de mes amis Marco et Luciano pour chanter ces chansons, c'est évidemment un immense honneur et une grande joie. Marco m'a demandé, « mais pourquoi Brassens latino ? ».


Brassens n'a jamais voyagé en Amérique du Sud , en tout cas pas à ma connaissance. Il n'en a pas vraiment eu le temps peut être. Il y a eu la guerre, et puis sa maladie. Il a été traduit, par contre, et chanté un peu partout dans le monde. Il y a quelquechose d'universel dans son œuvre qui a permis ça. Parfois je me demande ce qu'il aurait chanté s'il avait vécu à notre époque. Je l'imagine fumer sa pipe en discutant avec Pepe Mujica. Qu'est ce qu'il aurait pensé de notre humanité actuelle, de l'IA, du retour en force des idées d’extrême droite, de la guerre au Moyen Orient, … Est ce qu 'il serait resté à distance comme il l'a toujours fait, en bon anarchiste... ?


Alors interpréter, jouer et chanter Brassens avec des musiciens argentins, pour moi, ça tombe sous le sens. Brassens n'a pas de frontières. Alors je répondrais seulement « Brassens latino ? Pourquoi pas ? »


Céline Gallois-Montbrun 

Mai 2026